Lundi dernier, deux trafiquants de drogue ont été condamnés par le tribunal correctionnel d’Auxerre à des peines de prison ferme – deux ans et demi pour une femme de 23 ans, deux ans pour un homme de 33 ans. Ils ont été jugés dans le cadre d’une comparution immédiate, quelques jours après avoir été arrêtés au retour d’un voyage aux Pays-Bas où ils s’étaient rendus pour acheter de l’héroïne et de la cocaïne. De ce fait divers, je retiens deux enseignements.
Il vient nous rappeler, d’abord, que la lutte contre la drogue nécessite, avant tout, une répression pénale rapide et ferme. En arrêtant ces deux individus au cœur de l’été, des fonctionnaires de police et des douanes efficaces ont mis un terme à un commerce de mort. Et en envoyant directement ces trafiquants en prison, l’autorité judiciaire a fait preuve de célérité et de fermeté. C’est une affaire exemplaire de ce que doit être le combat contre la drogue, conduit avec détermination et ténacité par les pouvoirs publics dans le cadre du plan départemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies.
Mais il y a un second enseignement : si des trafiquants icaunais prennent encore le chemin de la Hollande et d’ailleurs pour y acquérir des stupéfiants, c’est bien évidemment qu’ils continuent à trouver des clients dans notre département, dans nos villes, dans nos quartiers. On connaît, hélas, l’enchaînement tragique qui menace les adolescents – de l’usage apparemment ludique de drogues prétendument douces, à la dépendance psychologique et physique, dans l’enfer de la toxicomanie.
Pour que de jeunes Icaunais ne tombent pas dans la drogue, un nouvel effort de prévention est nécessaire.
C’est, bien sûr, la responsabilité personnelle des parents. Mais c’est aussi celle, partagée, de l’ensemble des acteurs locaux qui interviennent au contact des jeunes Icaunais. A cet égard, il me paraît essentiel que les maires des villes de l’Yonne s’efforcent de jouer le rôle de prévention qui peut être le leur.
Je ne prendrai qu’un exemple : dans les centres de loisirs comme dans le cadre des opérations « vacances à la ville », les adolescents peuvent être sensibilisés aux méfaits de la drogue. En relayant les efforts de l’Education nationale, en encourageant l’action des associations, les maires des villes de l’Yonne peuvent apporter leur concours à la lutte contre la toxicomanie. Pour ma part, j’invite le maire d’Auxerre à élaborer un véritable plan d’action locale contre la drogue, et à en rendre compte lors d’un prochain conseil municipal.