Il faut dire la vérité aux Auxerrois : notre ville s’endette.
C’est un choix effectué par la municipalité socialiste, communiste et écologiste que conduit Guy Férez. C’est un choix que le maire d’Auxerre n’a ni exposé ni expliqué lors de la campagne du printemps dernier. C’est un choix qu’il lui revient désormais d’assumer.
Les chiffres sont là.
Au 1er janvier 2007, la dette municipale était de 37 millions d’euros. Douze mois plus tard, au 1er janvier 2008, la dette était montée à 51 millions d’euros. C’est une augmentation de +38% !
Concrètement, cela signifie que chaque Auxerrois, en 2007, devait rembourser 973 euros de dette. Un an plus tard, en 2008, il doit rembourser 1 268 euros. Autrement dit, l’endettement de notre ville est désormais supérieur de 20% à la moyenne des villes d’une taille comparable (qui est de 1 045 euros par habitant).
Et la dette nourrit la dette. Dans une période où les taux d’intérêt sont élevés, la charge de la dette pèse sur le budget. C’est que les économistes appellent « l’effet boule de neige » de la dette. Nous y sommes.
Certes, Auxerre n’est pas dans le rouge. Pas encore ! Il faudrait 5,85 années pour rembourser la dette : la capacité de désendettement reste à un niveau correct. Mais le clignotant est désormais passé à l’orange.
Pour Guy Férez, les marges de manœuvre sont très faibles, alors que la pression fiscale est forte. Les Auxerrois paient des impôts plus élevés que dans les villes de même importance. C’est ce que démontre le « coefficient de mobilisation du potentiel fiscal », qui est de 1,11 à Auxerre contre 0,75 en moyenne dans les villes comparables. Augmenter les impôts municipaux serait une erreur tragique pour l’avenir de notre ville, car cela pèserait sur les budgets des ménages et mettrait en péril les PME.
Sans un effort de rationalisation des dépenses municipales et sans un développement économique vigoureux permettant d’accroître la richesse de notre ville, Auxerre continuera à s’endetter.
C’est aujourd’hui le choix de Guy Férez.
Est-ce vraiment celui des Auxerrois ?